Élections fédérales 2015 : nous parlons souvent de la base, mais qu’en est-il du plafond ?

Samedi dernier, nous avons publié dans les quotidiens Le Devoir, Le Journal de Québec et Le Journal de Montréal notre premier grand sondage de la campagne électorale canadienne. En ce début de campagne, les intentions de vote des Canadiens sont : Nouveau Parti démocratique 33%, Parti libéral du Canada 28%, et le Parti conservateur, 27%. En Ontario nous constatons une triple égalité entre ces trois partis alors qu’au Québec, les néo-démocrates mènent le bal avec 40% des intentions de vote, suivis du Parti libéral et du Bloc Québécois à égalité avec 21% et du Parti conservateur à 17%. En Colombie-Britannique, le NPD se classe premier avec 36% des intentions de vote, comparativement à 26% pour les libéraux et 23% pour les conservateurs. Et bien que les conservateurs demeurent en tête en Alberta et dans les prairies, la lutte s’y resserre quelque peu.
En plus des questions traditionnelles sur leurs intentions de vote, nous avons demandé aux Canadiens quel serait leur 2e choix s’ils ne pouvaient pas voter pour leur parti favori. Ceci permet d’évaluer le potentiel de croissance du vote de chaque parti. 

 

 Nous constatons ainsi que le NPD et le PLC ont les potentiels de croissance les plus importants, étant loin devant les conservateurs à ce chapitre. Les deux partis obtiennent respectivement 24% et 22% des deuxièmes choix des électeurs. Le Parti vert obtient 16% des seconds choix alors que le Parti conservateur n’obtient que 7% de ces seconds choix. En fait, le parti conservateur arrive en dernière place dans toutes les régions du pays.

Les partis de Justin Trudeau et de Tom Mulcair ont ainsi un potentiel de croissance beaucoup plus élevé que celui du parti de Stephen Harper dans toutes les provinces-clés de cette lutte à trois. Pourront-ils transformer cet avantage théorique en réalité lors des prochaines semaines?

Christian Bourque

Christian Bourque, vice-président exécutif et associé chez Léger, possède 20 ans d’expérience en recherche, opinion publique et en marketing. M. Bourque qui siège actuellement au conseil d’administration de l’Association de la recherche et de l’intelligence marketing est un professionnel agréé en recherche marketing (PARM) et y enseigne la segmentation du marché, des techniques statistiques avancées et de la recherche en ligne. M. Bourque a également préparé de nombreux affidavits et a témoigné dans différents tribunaux où le sondage est utilisé en preuve.

Sébastien Dallaire

M. Dallaire est vice-président aux affaires publiques chez Léger. Sébastien possède plus de 15 ans d’expérience dans la recherche en opinion publique et est un analyste en opinion publique très respecté, collaborant régulièrement avec les principaux médias provinciaux et nationaux. Sébastien compte également sur de nombreuses années d’expérience en enseignement des méthodes de recherche au niveau universitaire et se veut un méthodologue prisé pour les plus importants clients de Léger. M. Dallaire s’est vu décerner plusieurs bourses de recherche et distinctions académiques prestigieuses et a publié des articles de recherche universitaire dans les deux langues officielles.

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