Les marchés de prédiction gagnent du terrain auprès des adeptes des paris sportifs

29 septembre, 2026

Les marchés de prédiction ne sont plus seulement un phénomène émergent en marge des paris sportifs. Notre étude de l’automne 2026 montre qu’ils occupent déjà une place bien réelle auprès des parieurs sportifs au Canada et aux États-Unis, même si leur utilisation demeure beaucoup plus limitée dans l’ensemble de la population. 

Plus tôt cette année, notre étude sur les paris sportifs et l’engagement des amateurs révélait que les utilisateurs réguliers d’outils d’IA étaient beaucoup plus susceptibles que les non-utilisateurs de prévoir recourir aux marchés de prédiction lors de grands événements sportifs. Les résultats de l’automne renforcent ce premier signal, tout en apportant une nuance importante : les marchés de prédiction trouvent surtout leur place auprès de personnes déjà très actives dans les paris sportifs et d’autres formes de paris.

Prediction markets are no longer just an emerging idea on the edges of sports betting

Faits saillants

  • 42 % des parieurs sportifs canadiens et 53 % des parieurs sportifs américains ont déjà utilisé un marché de prédiction. Au cours de la dernière année, ces proportions s’établissent à 19 % au Canada et à 37 % aux États-Unis. 
  • 86 % des utilisateurs canadiens actuels de marchés de prédiction et 92 % de leurs homologues américains ont fait des paris sportifs au cours de la dernière année. De plus, 76 % et 89 %, respectivement, ont eu recours à au moins une autre forme de pari. 
  • 44 % des Canadiens et 62 % des Américains connaissent les marchés de prédiction, alors que seulement 5 % et 11 %, respectivement, en ont utilisé un au cours de la dernière année. 
  • 15 % des non-utilisateurs canadiens qui connaissent les marchés de prédiction et 17 % de leurs homologues américains envisageraient de les utiliser, comparativement à 63 % des utilisateurs canadiens actuels et à 81 % des utilisateurs américains. 
  • La participation aux paris sportifs a augmenté de façon significative au Canada, passant de 19 % en 2025 à 24 % en 2026. Aux États-Unis, elle est demeurée relativement stable, passant de 26 % à 27 %. Consultez notre étude de l’automne 2025 sur les paris sportifs.

Les marchés de prédiction ajoutent une nouvelle dimension à l’écosystème des paris

L’un des constats les plus nets est le chevauchement entre les marchés de prédiction et les autres formes de paris. Les personnes qui les utilisent actuellement ont tendance à passer d’un type de pari à l’autre plutôt qu’à se limiter à une seule formule.

Au Canada, les paris en direct, c’est-à-dire les mises placées après le début d’un match, sont la forme de pari complémentaire la plus répandue chez les utilisateurs actuels de marchés de prédiction. Aux États-Unis, les habitudes sont plus diversifiées : 61 % utilisent les sites traditionnels de paris sportifs, 55 % misent sur la performance de joueurs et 48 % font des paris en direct. 

Ce chevauchement laisse penser que les marchés de prédiction viennent s’ajouter à des habitudes de pari déjà bien établies plutôt que de former une catégorie complètement distincte.

Le profil de leurs utilisateurs ressemble d’ailleurs à celui de certains des groupes déjà les plus actifs dans les paris sportifs. Leur utilisation est plus répandue chez les hommes et les jeunes adultes dans les deux pays, de même que chez les adultes vivant dans un ménage avec des enfants. Aux États-Unis, elle est aussi bien présente chez les 35 à 54 ans, ce qui montre que les marchés de prédiction ne se limitent pas aux plus jeunes utilisateurs.

L’écart entre notoriété et utilisation demeure important

Les marchés de prédiction ont déjà attiré l’attention, particulièrement aux États-Unis. Transformer cette notoriété en utilisation est toutefois une autre histoire.

Chez les personnes qui connaissent les marchés de prédiction sans les avoir essayés, l’intérêt demeure limité. Le portrait change nettement chez celles qui ont déjà une expérience de ce type de plateforme : une nette majorité d’entre elles se disent ouvertes à les utiliser de nouveau. Fall 2026 Sports Market Behavio…

La notoriété à elle seule ne semble donc pas suffisante pour élargir leur adoption. Le premier essai apparaît plutôt comme la véritable ligne de démarcation entre les personnes qui savent que ces marchés existent et celles qui peuvent s’imaginer les utiliser. 

Ce constat fait écho à ce que nous observions au printemps, alors que les utilisateurs d’IA se montraient particulièrement ouverts aux marchés de prédiction. Notre étude du printemps 2026 pointait déjà dans cette direction. Les résultats de l’automne montrent maintenant que les utilisateurs actuels de marchés de prédiction sont aussi très actifs dans les paris sportifs et dans plusieurs autres formes de paris.

Une forte participation n’efface pas les préoccupations

Utiliser les marchés de prédiction ne signifie pas pour autant être à l’aise avec tous les aspects de l’univers des paris.

Une majorité de Canadiens et d’Américains souhaitent que les plateformes de marchés de prédiction soient soumises à des exigences en matière de jeu responsable et qu’elles soient réglementées de façon comparable aux sites traditionnels de paris sportifs. La possibilité que certaines personnes utilisent des renseignements privilégiés pour obtenir un avantage déloyal suscite également des inquiétudes dans les deux pays.

Ces réserves sont aussi présentes chez les personnes les plus engagées. Parmi le sous-groupe relativement restreint d’utilisateurs canadiens actuels, 86 % estiment que les paris sportifs font désormais trop partie intégrante de l’expérience de visionnage des événements sportifs. 

Participation et préoccupations ne s’excluent donc pas : les marchés de prédiction s’intègrent aux habitudes des utilisateurs les plus actifs, même si ces derniers s’interrogent eux aussi sur la place grandissante des paris dans le sport.

La lassitude face aux publicités sur les paris sportifs demeure élevée

Près de la moitié des Canadiens (46 %) et 38 % des Américains estiment qu’il y a trop de publicités sur les paris sportifs. Aux États-Unis, cette proportion a augmenté de façon significative depuis l’automne dernier, passant de 32 % à 38 %, tandis qu’elle est demeurée relativement stable au Canada. 

Fait intéressant, ce ne sont pas les parieurs les plus actifs qui se montrent les plus critiques. Parmi les personnes qui connaissent les marchés de prédiction sans les utiliser, 58 % des Canadiens et 49 % des Américains jugent qu’il y a trop de publicités sur les paris sportifs, comparativement à 40 % des parieurs sportifs canadiens et 32 % des parieurs sportifs américains. 

Cette lassitude est particulièrement marquée en Alberta (55 %) et en Ontario (53 %). Le Manitoba et la Saskatchewan forment la seule région canadienne où une hausse statistiquement significative a été observée, la proportion passant de 33 % l’automne dernier à 46 % cette année.

Consultez le rapport complet pour découvrir davantage de résultats sur la participation aux paris sportifs, l’adoption des marchés de prédiction, la publicité, la réglementation et les perceptions quant à la place des paris dans le sport.

Méthodologie

Cette étude a été réalisée en ligne du 28 au 31 août 2026 auprès de personnes âgées de 18 ans et plus au Canada et aux États-Unis. L’échantillon canadien comptait 1 552 répondants et l’échantillon américain, 1 008 répondants. Les données ont été pondérées à partir des données du recensement afin que les échantillons soient représentatifs de leur population respective selon les principales caractéristiques démographiques.

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