18 % des Canadiens disent se tourner d’abord vers l’IA lorsqu’ils cherchent de l’information en ligne. Bien que les moteurs de recherche demeurent le premier choix de la majorité, cette proportion a triplé depuis que Léger a commencé à suivre l’utilisation de l’IA en 2024, signe d’un changement dans la façon dont les Canadiens s’informent.
L’IA influence aussi de plus en plus les décisions des consommateurs. Parmi les Canadiens qui utilisent l’IA, 46 % affirment qu’elle les a déjà influencés à acheter, choisir ou éviter un produit ou un service.
Fondé sur un sondage mené auprès de 1 511 Canadiens, l’Indice IA de Léger met en lumière une transformation plus large : l’IA s’intègre progressivement à la façon dont les Canadiens cherchent de l’information, évaluent leurs options et prennent leurs décisions.
Les Canadiens intègrent l’IA à leurs décisions quotidiennes
Selon l’Indice IA de Léger, 79 % des Canadiens utilisent maintenant des outils d’IA, dont près du quart plus d’une fois par jour.
Le magasinage figure parmi les usages les plus courants : 25 % des utilisateurs canadiens de l’IA s’en servent pour comparer des produits et des services.
Les Canadiens utilisant l’IA se tournent aussi vers elle pour des décisions plus importantes. 16 % l’utilisent pour les aider à prendre des décisions liées notamment à leurs finances personnelles ou à leur carrière, tandis que 14 % l’ont utilisée pour discuter d’un enjeu personnel ou émotionnel, comme le stress, l’anxiété, la solitude, les relations ou la motivation.
Aujourd’hui, l’IA ne sert donc plus uniquement à chercher de l’information : les Canadiens l’utilisent de plus en plus pour prendre des décisions qui touchent leurs achats, leurs finances, leur carrière et leur vie personnelle.
Mais l’adoption de l’IA progresse plus rapidement que la confiance
À mesure que l’IA prend une place plus importante dans les décisions quotidiennes, le contenu qu’elle génère soulève aussi des préoccupations quant à l’information à laquelle les Canadiens sont exposés en ligne.
Près des deux tiers (65 %) croient que la montée du contenu généré par l’IA rendra plus difficiles l’accès à de l’information fiable et la distinction entre le vrai et le faux.
L’IA suscite par ailleurs beaucoup plus de nervosité que d’enthousiasme chez les Canadiens.
- 38 % se disent nerveux face à l’IA, contre seulement 15 % qui se disent enthousiastes.
- Près de la moitié des Canadiens (46 %) estiment que l’IA évolue trop rapidement pour que la société puisse s’y adapter adéquatement.
- Les femmes se montrent plus préoccupées que les hommes : 45 % se disent nerveuses face à l’IA, contre 30 % des hommes.
- Les hommes sont davantage susceptibles de se montrer enthousiastes : 19 %, contre 11 % des femmes.
Les Canadiens expriment également peu de confiance dans le niveau de préparation du pays. Seulement 8 % estiment que le Canada est bien préparé à gérer les risques liés à l’IA, tandis que 11 % pensent que le pays est bien préparé à tirer parti des possibilités qu’elle offre.
Cette tension se reflète aussi dans les attentes envers les marques
Les Canadiens acceptent l’utilisation de l’IA en marketing, mais imposent certaines limites.
62 % des Canadiens jugent acceptable l’utilisation de l’IA en marketing pour personnaliser l’expérience client, tandis que 57 % considèrent acceptable la publicité générée par l’IA.
Toutefois, les consommateurs ne réagissent pas de la même façon à tous les usages. 70 % préféreraient suivre une vraie personne sur les médias sociaux plutôt qu’un créateur ou un influenceur généré par l’IA.
Le contenu généré par l’IA peut aussi influencer l’intention d’achat. Si les Canadiens apprenaient qu’une marque utilise du contenu généré par l’IA dans ses publicités, ses images, ses textes ou ses communications, 34 % seraient moins susceptibles d’acheter auprès de cette marque. Pour 33 %, cela ne ferait aucune différence, tandis que 12 % seraient plus susceptibles d’acheter.
La façon dont les marques représentent les personnes à l’aide de l’IA compte également. Près du quart des Canadiens (24 %) estiment que les mannequins générés par l’IA créent des standards de beauté irréalistes, une proportion qui atteint 30 % chez les femmes.
Pour les spécialistes du marketing, cette distinction est importante : les consommateurs peuvent accepter l’IA comme outil marketing, sans pour autant donner carte blanche aux marques. Celles qui utilisent l’IA pour créer ou représenter des personnes doivent également composer avec les attentes des consommateurs en matière d’authenticité et de représentation.
Ce que mesure l’Indice IA de Léger
Ces données concernant les citoyens canadiens s’inscrivent dans un contexte plus large, soit celui de l’étude Indice IA de Léger, qui mesure la façon dont les citoyens, les employés et les entreprises s’adaptent à l’IA selon leur utilisation, leur maîtrise, leur discernement et les bénéfices concrets qu’ils retirent des outils d’IA.
L’Indice fournit un point de référence pour suivre leur capacité à bien naviguer dans cet environnement ainsi que l’évolution de leurs comportements et de leurs attitudes à mesure que l’IA s’intègre à leur quotidien.
La portion citoyenne du sondage en ligne a été menée du 22 mai au 1er juin 2026 auprès de 1 511 répondants de la population canadienne âgés de 16 ans et plus.





