Dans un contexte où le Premier ministre Mark Carney multiplie les initiatives diplomatiques sur la scène internationale et cherche à stabiliser l’économie du pays, de nouvelles données Léger montrent un virage dans l’opinion publique concernant des enjeux clés entourant la politique canadienne.
Un sondage national mené par Léger du 27 février au 2 mars 2026 révèle un appui marqué à des mesures plus strictes liées à l’immigration, une forte inquiétude face à des déficits records et un soutien majoritaire à un retour plus encadré au bureau pour les employé·es au fédéral.
Malgré la récente hausse des intentions de vote en faveur des libéraux de Carney (PLC) à 49%, le gouvernement fédéral demeure sous pression en ce qui a trait aux niveaux de dépenses, aux déficits provinciaux et à l’impact économique des tarifs commerciaux imposés par le président américain, Donald Trump. Pendant ce temps, les seuils d’immigration et la réforme de la fonction publique restent au centre des préoccupations et des discussions publiques.
Une majorité en faveur de politiques d’immigration plus strictes
Deux tiers des Canadien·nes (65%) appuient l’idée d’accorder aux provinces beaucoup plus de contrôle sur les niveaux d’immigration et les critères de sélection. L’appui est plus élevé au Québec et parmi les électeur·rices conservateur·rices.
D’autres mesures proposées obtiennent aussi l’appui d’une majorité :
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- 72% appuient l’exigence de vivre dans une province pendant au moins 12 mois avant d’avoir accès aux programmes d’aide sociale financés par la province pour les personnes ayant un statut temporaire;
- 69% appuient l’imposition de frais raisonnables aux personnes ayant un statut temporaire pour l’utilisation des systèmes publics de santé et d’éducation;
- 73% appuient la fin des prestations supplémentaires en matière de soin de santé pour les demandeur·euses d’asile non approuvés, afin de les limiter à une couverture équivalente à celle de la plupart des Canadien·nes.
Déficits records, une préoccupation dominante
Les finances publiques préoccupent largement. L’incertitude économique demeure au premier plan. Alors que le gouvernements fédéral présente des déficits records, et que les tensions commerciales avec les États-Unis continuent d’influencer les perspectives de croissance économique au pays, l’inquiétude est élevée. En effet, 71% des Canadien·nes se disent préoccupé·es par les déficits actuels, dont 31% qui se disent très préoccupés.
Quand on leur demande qui assumera ultimement le poids du remboursement de la dette, les avis sont partagés :
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- 29% désignent les contribuables de la classe moyenne;
- 25% évoquent les générations futures;
- 24% pointent vers les plus fortunés;
- 22% ciblent les grandes entreprises.
Sur les solutions, les Canadien·nes privilégient davantage la réduction des dépenses que la hausse d’impôts :
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- 30% favorisent la réduction du nombre d’employé·es de l’État;
- 30% préfèrent d’importantes réductions de programmes;
- 26% appuient le gel ou une forte limitation des augmentations salariales dans la fonction publique;
- 14% choisissent une hausse des taxes et impôts comme approche privilégiée.
Retour au bureau travailleurs·euses des secteurs public : en faveur de règles plus strictes
L’obligation fédérale d’être au bureau au moins quatre jours par semaine pour les fonctionnaires fédéral·es est appuyée par 65% des Canadien·nes. Deux tiers (66%) estiment que les employé·es du gouvernement sont plus productifs lorsqu’ils et elles travaillent en présentiel, au bureau.
Toutefois, les perceptions varient selon l’organisation du travail des répondant·es. Les personnes qui travaillent principalement de la maison sont plus enclines à privilégier le télétravail, alors que celles qui travaillent en présentiel appuient plus fortement les exigences de présence au bureau.
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Méthodologie
Ce sondage en ligne a été mené du 27 février au 2 mars 2026 auprès de 1 627 Canadien·nes âgé·es de 18 ans et plus. Les répondant·es ont été recruté·es aléatoirement à partir du panel en ligne LEO. Les résultats ont été pondérés selon l’âge, le genre, la langue maternelle, la région, la scolarité et la présence d’enfant dans le foyer afin d’assurer la représentativité de la population canadienne.
Il n’est pas possible de calculer une marge d’erreur sur un échantillon tiré d’un panel, mais à des fins de comparaison, un un échantillon probabiliste de cette taille comporterait une marge d’erreur maximale de ±2,43%, 19 fois sur 20.





