Alors que la Coupe du monde de la FIFA se déroule au Canada, au Mexique et aux États-Unis, l’événement devient de plus en plus difficile à manquer. La notoriété a fortement progressé : 89 % des Canadiens savent maintenant que l’Amérique du Nord accueille le tournoi, comparativement à 69 % en mars 2026 et à 57 % en novembre 2025.
Mais la notoriété n’est qu’une partie de l’histoire. L’appui demeure élevé, l’engagement varie d’un groupe à l’autre, et plusieurs Canadiens choisissent de participer de façon plus accessible, que ce soit en regardant les matchs à la maison ou en suivant les nouvelles en ligne. En même temps, les préoccupations liées aux dépenses publiques continuent d’influencer la façon dont les Canadiens perçoivent le rôle du pays comme hôte de la Coupe du monde.
L’appui demeure élevé, mais pas automatique
Selon notre plus récent sondage Léger, 72 % des Canadiens sont favorables à ce que le Canada accueille les matchs de la Coupe du monde. Cet appui est demeuré relativement stable au fil du temps : il était de 74 % en mars 2026 et de 73 % en novembre 2025.
Cette stabilité est intéressante, puisque la notoriété de l’événement a augmenté de façon marquée pendant la même période. Autrement dit, davantage de Canadiens savent que la Coupe du monde est ici, mais cela ne s’est pas nécessairement traduit par une hausse de l’appui.
L’opposition s’établit maintenant à 16 %, en hausse par rapport à 12 % en mars. Sans surprise, la notoriété est plus forte dans les provinces hôtes : les Ontariens sont plus nombreux à identifier Toronto comme ville hôte, tandis que les résidents de la Colombie-Britannique sont plus nombreux à identifier Vancouver.
Pour plusieurs, la Coupe du monde se vit à la maison
Le quart des Canadiens, soit 25 %, disent suivre la Coupe du monde de près, alors que 74 % disent la suivre un peu ou pas du tout. Les hommes âgés de 18 à 34 ans sont plus susceptibles de suivre le tournoi de près.
Pour plusieurs Canadiens, l’expérience de la Coupe du monde se vit surtout à travers des points de contact simples et accessibles :
- 45 % suivent les nouvelles ou les médias sociaux au sujet de l’événement;
- 42 % regardent les matchs à la maison ou chez des amis ou des membres de leur famille;
- 17 % regardent les matchs à la maison ou chez des proches, avec des repas à emporter.
Les formes de participation plus actives demeurent plus limitées :
- 12 % regardent les matchs dans un pub, un bar ou un restaurant;
- 9 % visitent l’une des villes hôtes de la Coupe du monde;
- 8 % assistent à une fête officielle de visionnement;
Pour les marques, les destinations, les diffuseurs et les entreprises du secteur de l’hôtellerie et de la restauration, l’occasion est claire : la Coupe du monde est peut-être un événement mondial, mais plusieurs Canadiens la vivent de façon plus simple, plus sociale et plus occasionnelle. Les campagnes qui rendent le tournoi accessible, convivial et intéressant à intégrer au quotidien pourraient donc résonner davantage que celles qui présument que tout le monde est déjà fortement engagé.
Les coûts publics préoccupent encore les Canadiens
Les préoccupations des Canadiens à l’égard de l’accueil de la Coupe du monde sont principalement liées aux questions de coûts et de valeur :
- 63 % sont préoccupés par l’utilisation des fonds publics et les dépenses gouvernementales;
- 49 % sont préoccupés par la congestion de la circulation et du transport en commun;
- 38 % sont préoccupés par le risque de manifestations et de perturbations de la sécurité;
- 34 % sont préoccupés par la disponibilité et le coût des hébergements pour les touristes;
- 24 % sont préoccupés par l’état de préparation des sites.
Certaines préoccupations se sont atténuées au fil du temps. La préoccupation liée au risque de manifestations et de perturbations de la sécurité est passée de 48 % en mars 2026 à 38 % en juillet 2026, tandis que celle liée à l’état de préparation des sites est passée de 32 % en novembre 2025 à 24 % en juillet 2026.
Cela dit, les dépenses publiques demeurent la principale préoccupation. Les perceptions des Canadiens à l’égard de la Coupe du monde ne sont donc pas seulement liées au sport ou à la fierté nationale, mais aussi à des questions très concrètes : les infrastructures, les investissements publics et la capacité de rendre les retombées de l’événement visibles et tangibles.
Pour les gouvernements, les villes hôtes et les organisations, c’est là que se situe le défi de communication : relier l’enthousiasme entourant le tournoi à la communauté, à la fierté locale, au tourisme et à l’activité économique, tout en reconnaissant les préoccupations que les Canadiens continuent d’exprimer.
Méthodologie
Cette étude est basée sur un sondage en ligne réalisé auprès de 1 505 résidents canadiens âgés de 18 ans et plus, mené du 3 au 6 juillet 2026 à l’aide du panel en ligne LEO de Léger. Les résultats ont été pondérés selon l’âge, le genre, la langue maternelle, la région, la scolarité et la présence d’enfant dans le foyer afin de garantir un échantillon représentatif de la population canadienne. À des fins de comparaison, un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d’erreur d’au plus ±2,53 %, 19 fois sur 20.
