Et si, pour une fois, nous inversions les rôles?
Chez Léger, nous avons l’habitude de poser des questions, d’analyser les réponses et de faire ressortir des constats qui éclairent la prise de décision. Avec Le sondeur sondé, nous changeons de perspective en donnant la parole à celles et ceux qui se trouvent habituellement derrière les sondages.
Pour ce septième volet de la série, nous avons rencontré Andrew Enns.
Andrew est vice-président exécutif des activités de Léger dans le Centre du Canada, ce qui comprend notamment les bureaux de Winnipeg et de Toronto. Il contribue activement à la pratique nationale des affaires publiques de l’entreprise et soutient également les équipes de recherche en santé et en insights.
Avant de faire carrière dans le domaine de la recherche, Andrew a travaillé pendant près de dix ans au sein des gouvernements du Canada, de l’Ontario et du Manitoba. Cette expérience lui a permis d’acquérir une solide expertise en politiques publiques et en communications, qu’il met aujourd’hui à profit pour répondre aux besoins de recherche des clients.
Avec l’arrivée de l’intelligence artificielle, quel est l’avenir de la recherche marketing et des sondages?
Je crois que le secteur de la recherche connaîtra de profondes transformations au cours des prochaines années. Il est difficile d’imaginer que l’intégration croissante de l’IA à nos pratiques ne viendra pas bouleverser certaines façons de faire. Les ressources nécessaires à la réalisation des projets vont évoluer, et plusieurs tâches demanderont beaucoup moins de temps qu’aujourd’hui. La capacité de livrer rapidement des résultats fiables deviendra la norme, notamment parce que l’IA permettra d’accélérer une foule d’étapes internes.
À court terme, certains clients pourraient commencer à utiliser eux-mêmes l’IA pour réaliser une partie de leurs recherches de façon autonome. Je crois toutefois qu’il s’agira d’une période de transition. À mesure que des outils d’IA de nouvelle génération, comme ceux reposant sur les données synthétiques, se généraliseront, de nouvelles façons d’accompagner les clients émergeront. À mon avis, cette évolution viendra même renforcer le rôle de conseiller stratégique des chercheurs.
Plutôt que de nous demander « À quelle vitesse pouvez-vous réaliser ce projet? », les clients pourraient de plus en plus nous demander : « Quelle est la meilleure façon de répondre à mon enjeu? » Le rôle des chercheurs consistera alors à tirer des constats pertinents d’un ensemble de sources d’information toujours plus diversifiées.
Les discussions méthodologiques ne se résumeront plus à choisir entre le qualitatif et le quantitatif. Il sera également de moins en moins fréquent qu’un seul mandat de recherche suffise à répondre entièrement à une problématique. Les chercheurs devront savoir s’adapter rapidement : interpréter les résultats, en dégager les implications pour le client et déterminer quelle devrait être la prochaine étape. Bref, notre industrie deviendra beaucoup plus dynamique.
De quoi êtes-vous le plus fier?
Je suis surtout fier d’avoir réussi à bâtir une belle carrière en recherche marketing, en grande partie grâce à ma capacité à créer et à entretenir de solides relations avec mes clients.
Je ne suis pas arrivé dans le domaine avec une formation universitaire ou une expérience professionnelle particulièrement liée à la recherche. J’ai plutôt choisi de miser sur ce que je pouvais apporter : bien comprendre les besoins des clients, prendre le temps de réfléchir à la meilleure façon d’y répondre, puis m’entourer des personnes possédant l’expertise nécessaire pour mettre cette approche en œuvre.
Encore aujourd’hui, c’est l’un des aspects de mon travail que j’apprécie le plus. J’aime échanger avec les clients au début d’un projet pour les aider à bien cerner leur enjeu, puis revenir avec eux sur les résultats à la fin du processus pour en discuter, les décortiquer et, parfois, débattre de ce qu’ils signifient concrètement pour leur organisation.
Comment Léger aide-t-elle ses clients à transformer les constats en actions?
La taille de Léger, la diversité de nos expertises et notre culture d’entreprise sont, à mon avis, de véritables forces. Elles nous permettent d’accompagner nos clients de trois grandes façons :
1. Nous pouvons compter sur des consultants séniors aux parcours très variés. Leurs expériences universitaires et professionnelles différentes leur permettent d’aborder un même enjeu de recherche sous plusieurs angles. En mettant ces perspectives en commun, nous pouvons porter un regard plus riche sur les données et générer davantage de valeur pour nos clients.
2. Notre forte présence régionale nous permet d’ajouter une véritable connaissance du terrain aux résultats de recherche. Lorsque le contexte s’y prête, nous pouvons faire appel à nos équipes locales afin de mieux comprendre les particularités d’un marché et de replacer les résultats dans leur réalité régionale.
3. Nous évoluons dans une culture qui voit le changement comme une occasion d’aller plus loin.
Jean-Marc Léger considère depuis longtemps les avancées technologiques, y compris l’IA, non pas comme une menace, mais comme une occasion d’en faire davantage pour nos clients. Il accueille le changement et encourage nos chercheurs à faire de même. Cette culture d’innovation nous permet d’offrir une gamme de solutions toujours plus vaste pour aider nos clients à répondre à leurs enjeux d’affaires.
Avec Le sondeur sondé, nous continuerons de mettre en lumière les perspectives, l’expertise et la vision qui façonnent l’avenir des études de marché. Car derrière chaque donnée se trouvent des personnes — et derrière chaque excellente étude, une équipe passionnée qui transforme l’information en décisions éclairées.




