Après un portrait plus contrasté en 2025, l’Indice du bonheur 2026 montre une amélioration du bien-être déclaré au Québec et dans l’ensemble du Canada. Cette édition étend aussi l’étude aux États-Unis, une nouveauté cette année.
Faits saillants
- Au Québec, l’indice de bonheur atteint 74,5 sur 100, comparativement à 72,4 en 2025 et demeure la province la plus heureuse au pays.
- Les 18 à 24 ans enregistrent la plus forte progression au Québec, passant de 68,7 en 2025 à 72,0 en 2026.
- Saint-Sauveur arrive en tête du palmarès québécois, avec un indice de 82,0, devant Prévost et Lavaltrie.
- Au Canada, l’indice moyen passe de 68,7 à 70,5, en un an.
- Aux États-Unis, l’indice atteint 70,0, un résultat très près de la moyenne canadienne.
Le Québec creuse son avance
En 2025, le Québec se distinguait déjà avec un indice de 72,4, le plus élevé parmi les provinces canadiennes. Cette année, l’indice grimpe à 74,5, une hausse de 2,1 points. À titre de comparaison, le reste du Canada affiche un indice de 69,3 en 2026.
La progression touche toutes les générations québécoises, mais elle est particulièrement marquée chez les plus jeunes. Les 18 à 24 ans gagnent 3,3 points depuis 2025. Les 55 ans et plus demeurent toutefois les plus heureux, avec un indice de 77,9.
Le palmarès municipal change lui aussi. Après Saint-Augustin-de-Desmaures en 2025, Saint-Sauveur prend la tête en 2026 avec un indice de 82,0, suivie de Prévost (81,0) et Lavaltrie (79,8). Ces résultats peuvent aussi être mis en perspective avec notre Indicateur municipal 2025, qui s’intéresse notamment aux attentes envers les services municipaux et à la qualité de vie locale.
Le bonheur progresse aussi au Canada
À l’échelle canadienne, l’indice moyen atteint 70,5 en 2026, contre 68,7 l’an dernier. La majorité des Canadien·ne·s disent que leur bonheur est demeuré stable au cours de la dernière année, tandis que la proportion qui affirme qu’il s’est détérioré est passée de 28 % en 2025 à 23 % en 2026.
Cette amélioration survient toutefois dans un contexte où les préoccupations financières demeurent importantes. Près de six Canadien·ne·s sur dix disent que le coût de la vie nuit actuellement à leur bonheur. Ce constat fait écho à notre plus récente étude sur la confiance économique au Canada, qui montre que l’inflation, l’abordabilité du logement et les dépenses quotidiennes continuent de peser sur les ménages.
En parallèle, la famille, la vie personnelle et la santé demeurent les principales sources de bonheur.
Et les États-Unis?
Les Américain·e·s affichent un indice de bonheur de 70,0, tout juste sous le Canada à 70,5. Leur profil est toutefois un peu plus polarisé : 29 % disent que leur bonheur s’est amélioré au cours des 12 derniers mois, contre 25 % au Canada, tandis que 26 % disent qu’il s’est détérioré, contre 23 % au Canada.
Leur niveau d’optimisme est aussi plus élevé, à 70,5, comparativement à 67,7 au Canada. Comme au Canada, la famille, la vie personnelle et la santé arrivent en tête des facteurs qui contribuent le plus au bonheur.
Méthodologie
Un sondage Web a été réalisé auprès de 63 710 Canadien·ne·s, dont 30 830 répondant·e·s au Québec, ainsi que de 6 408 Américain·e·s âgé·e·s de 18 ans et plus pouvant s’exprimer en français ou en anglais. Les données ont été recueillies via LEO, le panel propriétaire de Léger, du 9 au 29 juin 2026. Les résultats ont été pondérés en fonction du genre, de l’âge et de la région afin d’assurer un échantillon représentatif de la population. Lorsque possible, les résultats ont été comparés avec ceux de l’édition 2025.
Les questions qui n’ont pas été utilisées dans le calcul du palmarès ont été posées dans le cadre des sondages omnibus menés du 26 au 28 juin 2026 auprès d’échantillons représentatifs de 1 528 Canadien·ne·s et de 1 015 Américain·e·s. Bien qu’il ne soit pas possible de calculer une marge d’erreur pour un échantillon Web non probabiliste, à titre comparatif, un échantillon probabiliste de 63 710 personnes aurait une marge d’erreur maximale de ± 0,39 %, 19 fois sur 20; pour le Québec, un échantillon probabiliste de 30 830 répondant·e·s aurait une marge d’erreur maximale de ± 0,56 %, 19 fois sur 20; et pour les États-Unis, un échantillon probabiliste de 6 408 répondant·e·s aurait une marge d’erreur maximale de ± 1,2 %, 19 fois sur 20.





