Les Canadiens demeurent prudents en lien avec l’économie

23 juin, 2026

La plus récente vague de notre sondage sur la confiance économique met en lumière une tension familière, mais importante : les Canadiens ne constatent pas de nouvelle détérioration marquée de l’économie, sans pour autant observer de véritable reprise.

Le pays semble plutôt dans une période d’attente.
La confiance pourrait commencer à se stabiliser après une période difficile, mais les pressions du quotidien continuent d’influencer la façon dont les Canadiens perçoivent leurs finances, leurs dépenses et les prochains mois.

Cette prudence est alimentée par plusieurs préoccupations bien connues, notamment l’inflation, l’abordabilité du logement et la hausse des prix de l’essence. Pour situer ces résultats dans un contexte plus large, consultez les données sur l’inflation de la Banque du Canada. Pour en savoir plus sur notre suivi de la confiance économique, lisez notre mise à jour de janvier 2026 sur la confiance économique.

Economic Confidence Canadian Economy

Faits saillants

  • Les perceptions de l’économie nationale demeurent largement négatives : 61% des Canadiens décrivent l’économie canadienne comme mauvaise ou très mauvaise, tandis que 33% la décrivent comme bonne ou très bonne.
  • Les perspectives restent plus négatives que positives : 43% s’attendent à ce que l’économie se détériore au cours des six prochains mois, comparativement à 15% qui s’attendent à une amélioration.
  • Les finances des ménages résistent mieux que la perception de l’économie dans son ensemble : 60% évaluent la situation financière actuelle de leur ménage comme bonne ou très bonne, même si les attentes de détérioration demeurent plus élevées que les attentes d’amélioration.
  • Les intentions de dépenses montrent une légère amélioration : 24% prévoient dépenser davantage au cours des six prochains mois, tandis que 30% prévoient dépenser moins.
  • Les prix du carburant ajoutent de la pression sur les budgets des ménages : 72% indiquent que la hausse des prix de l’essence et du diesel a eu un impact négatif sur leurs finances personnelles.
  • Le logement demeure un point de pression variable selon les régions : les perceptions des prix de l’immobilier varient considérablement à travers le pays, mais les changements du marché semblent freiner l’activité, particulièrement chez les acheteurs potentiels.

Des réalités économiques qui varient selon les régions

Si le sentiment national semble se stabiliser, les résultats régionaux montrent que les pressions derrière cette prudence ne sont pas les mêmes partout. La confiance économique, les prix du carburant et les perceptions du marché immobilier varient sensiblement d’une province à l’autre, illustrant à quel point les Canadiens vivent différemment la conjoncture actuelle.

En Colombie-Britannique, la confiance demeure en territoire négatif, et le marché immobilier paraît particulièrement partagé. Les résidents sont divisés de façon égale quant à l’évolution récente des prix des propriétés : 35 % perçoivent une hausse, tandis que 35 % perçoivent une baisse.

En Alberta, les perspectives provinciales se sont affaiblies plus nettement que dans d’autres régions. Les prix du carburant pèsent aussi lourdement sur les ménages, 75 % des Albertains indiquant que la hausse des prix de l’essence et du diesel affecte négativement leurs finances personnelles.

Au Manitoba, les finances des ménages demeurent relativement stables, mais les pressions immobilières ressortent clairement. Près des trois quarts des Manitobains, soit 72 %, perçoivent une hausse des prix des propriétés dans leur secteur.

En Ontario, la pression est à la fois pratique et personnelle : 74 % des Ontariens indiquent que la hausse des prix de l’essence et du diesel affecte leurs finances, et 40 % réduisent leurs sorties sociales ou restent davantage à la maison.

Méthodologie

Ce sondage Léger a été mené en ligne auprès de 2 620 Canadiens âgés de 18 ans et plus, du 5 au 8 juin 2026, à partir du panel LEO. Les données ont été pondérées statistiquement selon les chiffres du recensement canadien. Aucune marge d’erreur ne peut être associée à un échantillon non probabiliste dans le cadre d’un sondage par panel, mais à titre de comparaison, un échantillon probabiliste de 2 620 répondants présenterait une marge d’erreur de ± 1,9 %, 19 fois sur 20.

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