L’écart de préoccupation face à l’hantavirus : les jeunes Canadiens se démarquent

25 mai, 2026

L’hantavirus est connu d’une majorité de Canadiens, mais le niveau de préoccupation varie fortement d’un groupe à l’autre. Alors que 83 % des Canadiens déclarent avoir déjà entendu parler de l’hantavirus, la préoccupation demeure relativement contenue à l’échelle nationale : 38 % des personnes qui connaissent le virus se disent préoccupées, tandis que 59 % affirment ne pas l’être.

La moyenne nationale masque toutefois des écarts importants : la préoccupation grimpe à 52 % chez les Canadiens âgés de 18 à 34 ans, et à 42 % chez les Ontariens.

Les jeunes Canadiens alimentent l’écart de préoccupation

Le clivage générationnel est l’un des constats les plus marquants du sondage. Les Canadiens âgés de 18 à 34 ans sont nettement plus susceptibles de se dire préoccupés par l’hantavirus que les groupes plus âgés : la proportion passe à 35 % chez les 35 à 54 ans, puis à 32 % chez les 55 ans et plus. Cet écart suggère que les jeunes Canadiens pourraient être plus sensibles aux risques liés aux maladies infectieuses émergentes, dans un contexte encore marqué par les expériences vécues pendant la pandémie.

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La préoccupation se traduit en recherche d’information

La préoccupation ne demeure pas abstraite : elle pousse plusieurs Canadiens à chercher davantage d’information. Parmi les personnes ayant déjà entendu parler de l’hantavirus, 52 % ont pris au moins une mesure en réponse à la situation, le plus souvent en portant une attention plus grande aux nouvelles ou aux mises à jour de santé publique, en cherchant de l’information sur la transmission du virus ou en se renseignant sur ses symptômes. Cette proportion grimpe fortement chez les personnes préoccupées par l’hantavirus, dont 77 % ont pris au moins une mesure. Les jeunes Canadiens se démarquent également, avec 66 % des 18 à 34 ans ayant posé au moins une action. Pour obtenir de l’information fiable en matière de santé publique, les Canadiens peuvent consulter les ressources du gouvernement du Canada sur les hantavirus et la page du gouvernement du Québec sur l’infection à hantavirus.

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La confusion alimente l’inquiétude

L’écart de préoccupation pourrait aussi être lié à une compréhension inégale de la façon dont l’hantavirus se transmet. Seulement 48 % des Canadiens qui connaissent le virus identifient correctement l’inhalation de particules de poussière provenant d’excréments de rongeurs comme le mode de transmission le plus courant. En parallèle, 33 % croient que l’infection survient principalement par contact étroit avec une personne déjà infectée.

Ces perceptions comptent : lorsque les modes de transmission sont mal compris, le risque peut sembler plus diffus, surtout chez les groupes déjà plus susceptibles de se dire préoccupés. L’Organisation mondiale de la Santé et le Centre de collaboration nationale des maladies infectieuses offrent également des ressources utiles sur la transmission, la prévention et les réponses de santé publique.

Méthodologie

Ce sondage Léger a été réalisé en ligne auprès de 1 511 Canadiens âgés de 18 ans ou plus, du 15 au 18 mai 2026. Les répondants ont été recrutés de manière aléatoire à l’aide du panel en ligne LEO et avaient la possibilité de répondre au sondage en français ou en anglais.

Les résultats ont été pondérés selon l’âge, le genre, la langue maternelle, la région, la scolarité et la présence d’enfant dans le foyer afin de garantir un échantillon représentatif de la population canadienne. À des fins de comparaison, un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d’erreur d’au plus ±2,52 %, 19 fois sur 20.

Pour plus de contexte sur l’évolution des préoccupations liées à la pandémie, consultez les analyses de Léger sur l’état de la pandémie et sur les interactions avec le système de santé pendant et après la pandémie

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