Les projets de voyage des Canadiens restent solides cet été, mais les coûts redéfinissent l’itinéraire

29 juin, 2026

Les Canadiens prévoient encore voyager cet été, mais leur façon de le faire évolue. Dans notre plus récente étude sur les projets de voyage des Canadiens et les tendances émergentes en 2026, nous observons que la demande en matière de voyages estivaux reste soutenue, même si l’inflation, le prix de l’essence, les finances personnelles et le coût des billets d’avion continuent d’influencer les décisions.

Les intentions de voyage estivales demeurent plus élevées qu’il y a deux ans : 56 % des Canadiens prévoient partir en voyage d’agrément cet été, comparativement à 55 % en 2025 et à 47 % en 2024. Toutefois, même si la demande se maintient, les Canadiens font des choix plus réfléchis quant à leurs destinations et à leurs dépenses. Les voyages au Canada demeurent populaires, tandis que les intentions de voyage aux États-Unis, bien qu’en reprise, n’ont pas retrouvé le niveau observé dans notre étude sur les projets de voyage de l’été 2024. Ces tendances font également écho à ce que nous avions observé dans notre rapport 2025 qui révélait déjà que les destinations canadiennes bénéficiaient d’une prudence accrue des voyageurs envers les États-Unis.

les intentions de voyage et les tendances émergentes canadiennes<br />

Faits saillants

  • Les intentions de voyage estivales demeurent stables : 56% des Canadiens prévoient faire un voyage d’agrément cet été, un résultat inchangé par rapport à l’été 2025 et en hausse de 9 points depuis l’été 2024.
  • Les coûts influencent les choix de voyage : le coût/l’inflation (48%), le prix de l’essence (37%), les finances personnelles (36%) et le coût des billets d’avion (25%) sont les principaux facteurs qui affectent les projets de voyage estivaux.
  • Le prix de l’essence modifie les comportements, sans freiner les voyages : 69 % des Canadiens indiquent que la hausse du prix de l’essence a un effet négatif notable sur leurs projets de voyage estivaux, mais plusieurs choisissent d’adapter leurs plans plutôt que d’y renoncer.
  • Les voyages au Canada demeurent solides : 77% des voyageurs d’agrément estivaux ont l’intention de voyager au Canada, un résultat stable par rapport à l’été 2025 et supérieur à celui de l’été 2024.
  • Les intentions de voyage aux États-Unis se redressent, sans toutefois retrouver leurs niveaux antérieurs : 14 % des Canadiens prévoient s’y rendre, contre 10 % à l’été 2025, mais toujours en deçà des 23 % observés à l’été 2024.
  • Les jeunes voyageurs stimulent l’élan : 65% des Canadiens âgés de 18 à 34 ans prévoient voyager cet été, et ils sont plus susceptibles que les Canadiens plus âgés de déclarer un intérêt accru pour tous les types de destinations.

Les Canadiens voyagent encore, mais portent une plus grande attention à la valeur

Le changement le plus important ne concerne pas le fait que les Canadiens voyagent ou non, mais plutôt la façon dont ils adaptent leurs plans. Parmi ceux qui sont affectés par le prix de l’essence, plusieurs font moins de voyages, choisissent des destinations plus proches de chez eux, réduisent leurs dépenses d’hébergement, de restauration ou d’activités, ou maintiennent leurs projets tout en s’attendant à dépenser davantage.

Pour les destinations et les marques du secteur du voyage, cela révèle un voyageur plus attentif à la valeur. Dans un contexte de coûts élevés, le défi ne consiste pas seulement à offrir le prix le plus bas, mais à démontrer pourquoi le voyage en vaut la dépense. La transparence des coûts, les options flexibles, la facilité d’organisation, les expériences locales uniques et les moments de qualité en famille ou entre amis peuvent contribuer à rendre un voyage plus attrayant.

À mesure que les voyageurs comparent plus attentivement les coûts et les options, l’IA entre aussi dans l’équation. Notre étude américaine sur la façon dont l’IA transforme l’industrie du tourisme examine comment ces nouveaux outils influencent la planification, la réservation, la commodité et la personnalisation.

Les voyages au Canada se maintiennent, tandis que les États-Unis reprennent partiellement

Il y a deux étés, 69 % des voyageurs touristiques avaient l’intention de voyager au Canada. L’an dernier, cette proportion a grimpé à 77 %, et elle demeure à 77 % cet été. Autrement dit, les voyages au Canada ne sont plus seulement une solution de rechange à court terme : ils occupent désormais une place centrale dans les projets estivaux des Canadiens.

Les voyages aux États-Unis racontent une autre histoire. Après une forte baisse en 2025, les intentions de voyager au sud de la frontière commencent à se redresser, avec 14 % des touristes estivaux qui prévoient se rendre aux États-Unis cette année. Cela reste toutefois bien en deçà des 23 % enregistrés en 2024, alors que les tensions politiques, les droits de douane et tensions commerciales, les préoccupations liées à la sécurité et la faiblesse du dollar canadien continuent de freiner certains Canadiens.

Nous avons observé une dynamique semblable plus tôt cette année dans notre mise à jour du printemps 2026 sur les tendances voyage au Canada : les Canadiens souhaitaient toujours voyager, mais plusieurs regardaient davantage vers des destinations plus près de chez eux, alors que les coûts, les tarifs douaniers et les tensions Canada–États-Unis influençaient leurs choix.

Pour les spécialistes du marketing touristique, l’occasion est de positionner les voyages au Canada comme un choix attrayant en soi, et non simplement comme un plan B. Les messages qui mettent de l’avant la facilité de déplacement, les road trips, la culture locale, la gastronomie, les festivals, les activités de plein air et les escapades familiales peuvent aider les destinations canadiennes à se démarquer, autant face aux destinations américaines qu’internationales.

Méthodologie

Ce sondage en ligne a été mené auprès de 1 532 résidents canadiens âgés de 18 ans ou plus, du 29 au 31 mai 2026. Les répondants ont été recrutés de manière aléatoire à l’aide du panel en ligne de LEO. Aucune marge d’erreur ne peut être associée à un échantillon non probabiliste dans un sondage par panel. À titre de comparaison, un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d’erreur de ±2,50 %, 19 fois sur 20.

Canadian Travel Intentions and Emerging Trends

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