Les nouveaux droits de douane américains annoncés par le président Donald Trump ont une fois de plus placé les relations commerciales entre le Canada et les États-Unis sous les projecteurs. Même si les mesures proposées ne sont pas encore pleinement en vigueur, les Canadiens suivent déjà de près leurs répercussions possibles sur l’économie et sur la relation du pays avec son principal partenaire commercial.
Notre plus récent sondage explore la façon dont les Canadiens réagissent à cette annonce, le degré de confiance qu’ils accordent à la position de négociation du Canada et ce qu’ils s’attendent à voir dans les prochaines semaines. Pour en savoir plus sur le sentiment général, consultez notre Baromètre de la confiance économique des Canadiens et notre précédent sondage sur les relations Canada–États-Unis.
Faits saillants
• 68 % des Canadiens disent suivre de près l’évolution des relations commerciales entre le Canada et les États-Unis.
• 80 % avaient déjà entendu parler de la récente annonce concernant les nouveaux droits de douane.
• 76 % estiment que ces droits de douane représentent une menace sérieuse pour l’économie canadienne.
• 53 % disent avoir confiance en la capacité du premier ministre Mark Carney d’obtenir le meilleur résultat possible pour le Canada.
• 40 % s’attendent à ce que certains des droits de douane annoncés entrent en vigueur, tandis que d’autres seront réduits, reportés ou annulés.
La sensibilisation s’est vite transformée en inquiétude économique
Peu de dossiers retiennent autant l’attention du public que les relations commerciales entre le Canada et les États-Unis. Cette attention s’accompagne d’une inquiétude bien réelle. Plus des trois quarts des Canadiens considèrent ces droits de douane comme une menace sérieuse pour l’économie canadienne.
Cette attention s’accompagne toutefois d’une préoccupation bien réelle. Plus des trois quarts des Canadiens considèrent que ces nouveaux tarifs représentent une menace sérieuse pour l’économie canadienne, une perception qui transcende la plupart des groupes démographiques et qui est particulièrement marquée en Colombie-Britannique. Pour mieux comprendre le contexte économique et commercial, consultez les ressources du gouvernement du Canada sur les relations commerciales avec les États-Unis ainsi que les analyses économiques de la Banque du Canada.
Mieux connaître l'enjeu renforce la confiance
L’un des constats les plus intéressants de cette étude est le lien entre le niveau d’attention accordé au dossier et la confiance exprimée par les répondants. Les Canadiens qui suivent de près les développements sont davantage portés à considérer les tarifs comme une menace sérieuse, mais ils sont également plus nombreux à avoir confiance en la capacité du premier ministre Mark Carney à obtenir le meilleur résultat possible pour le Canada. Ils sont aussi moins nombreux à dire ne pas savoir quelle devrait être la réponse du gouvernement.
Cela ne signifie pas pour autant qu’un consensus se dégage quant à la meilleure stratégie à adopter. Les opinions demeurent partagées entre l’imposition de contre-mesures ciblées, la poursuite des négociations ou d’autres avenues. Les résultats suggèrent plutôt qu’une meilleure compréhension du dossier conduit à des opinions plus affirmées qu’à une plus grande polarisation.
Les Canadiens s'attendent à des compromis
Malgré les inquiétudes soulevées par l’annonce, peu de Canadiens croient que les tarifs seront appliqués exactement comme prévu. Le scénario le plus probable, selon eux, est celui d’une mise en œuvre partielle, où certaines mesures entreraient en vigueur tandis que d’autres seraient modifiées, reportées ou abandonnées au fil des négociations.
Dans l’ensemble, les résultats montrent que les Canadiens reconnaissent les risques associés à une escalade des tensions commerciales, mais qu’ils croient encore à la possibilité d’une issue négociée. Cette perception, combinée au niveau de confiance exprimé envers la capacité de négociation du gouvernement canadien, laisse croire que les attentes du public sont davantage tournées vers la recherche d’un compromis que vers un affrontement prolongé.
Au-delà des enjeux commerciaux, ce type de différend influence aussi la confiance envers l’économie, les décisions des entreprises et les attentes du public. Pour consulter l’ensemble des résultats de cette étude, téléchargez le rapport complet.
Méthodologie
Cette étude repose sur un sondage en ligne réalisé auprès de 1 516 Canadiens âgés de 18 ans ou plus, du 25 au 27 juillet 2026, à l’aide du panel en ligne LEO de Léger. Les répondants pouvaient répondre au questionnaire en français ou en anglais et ont été recrutés de façon aléatoire. Les résultats ont été pondérés selon l’âge, le genre, la langue maternelle, la région, la scolarité et la présence d’enfants dans le foyer afin d’obtenir un échantillon représentatif de la population canadienne. À des fins de comparaison, un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d’erreur maximale de ±2,5 %, 19 fois sur 20.



