Confiance économique au Canada : les Canadiens amorcent 2026 avec prudence

27 janvier, 2026

À l’aube de 2026, la confiance économique demeure en terrain négatif au Canada, révèle la plus récente édition de l’Indice de confiance économique de Léger. Les consommateur·trices continuent de s’inquiéter de la hausse du coût de la vie et de l’incertitude économique alimentée par les tensions commerciales persistantes avec les États-Unis, effaçant rapidement l’élan d’optimisme observé à l’automne dernier.

L’étude montre que la perception de l’économie canadienne est ainsi retombée à des niveaux comparables à ceux de l’été 2025. Peu de Canadien·nes anticipent une amélioration de la situation économique au cours des prochains mois. En parallèle, la confiance à l’égard des finances personnelles demeure relativement plus stable, confirmant un écart bien connu entre la perception de sa propre situation financière et celle de l’économie du pays dans son ensemble.

Consumer confidence economy Canada - Leger poll

Des niveaux de confiance faibles et persistants envers l’économie canadienne

L’anxiété économique demeure largement répandue, et la majorité des Canadien·nes suivent de près les enjeux susceptibles d’influencer la situation financière du pays. Une nette majorité estime que l’économie canadienne se porte mal : 62% qualifient la conjoncture économique actuelle de mauvaise ou très mauvaise, comparativement à 31% qui la jugent bonne ou très bonne. 

En regardant vers l’avenir, seulement 10% des Canadien·nes s’attendent à une amélioration de l’économie au cours des six prochains mois, tandis que 43% anticipent une détérioration et 45% prévoient une situation inchangée. 

Les finances personnelles demeurent plus stables que la confiance envers l’économie nationale 

Malgré le pessimisme ambiant à l’égard de l’économie, les Canadien·nes continuent d’avoir une vision plus positive de leur situation financière personnelle. 

    • 57% décrivent les finances de leur ménage comme bonnes ou très bonnes ; 
    • 38% les jugent mauvaises ou très mauvaises. 

Les attentes concernant l’évolution des finances personnelles au cours des six prochains mois demeurent relativement stables d’une vague à l’autre de l’étude : 

    • 16% s’attendent à une amélioration ; 
    • 23% anticipent une détérioration ; 
    • 61% prévoient une situation inchangée. 

Les intentions de dépenses discrétionnaires atteignent un creux inédit 

La proportion de Canadien·nes qui prévoient réduire leurs dépenses discrétionnaires dépasse celle de ceux qui envisagent de les augmenter, et ce, par la plus grande marge observée depuis plus de deux ans : 

    • 20% s’attendent à augmenter leurs dépenses discrétionnaires au cours des six prochains mois ; 
    • 36% prévoient les réduire. 

Comparativement aux résultats recueillis entre septembre 2023 et septembre 2025, moins de Canadien·nes envisagent de dépenser davantage, tandis qu’un plus grand nombre anticipent un resserrement de leurs dépenses. Même les ménages qui se sentent financièrement à l’aise choisissent de plus en plus de faire preuve de prudence. 

L’évitement des produits américains demeure répandu 

Les tensions commerciales influencent concrètement les comportements de consommation. Près de la moitié à plus des deux tiers des Canadien·nes déclarent éviter, toujours ou parfois, l’achat de produits ou de services américains (entre 48% et 69%, selon la catégorie). 

L’évitement est particulièrement élevé pour : 

    • les produits alimentaires autres que les fruits et légumes (69%) ; 
    • les fruits et légumes (68%) ; 
    • l’alcool (66%). 

Les services d’abonnement numérique sont les plus difficiles à éviter, en raison du nombre limité d’options non américaines. D’ici les six prochains mois, entre 29% et 39% des Canadien·nes (selon la catégorie) prévoient être moins enclins à acheter des produits américains, ce qui laisse croire que ce comportement pourrait s’inscrire dans la durée. Les écarts régionaux demeurent modestes, les tendances étant relativement uniformes à l’échelle du pays. 

Les dépenses des Fêtes dépassent encore les budgets prévus 

Malgré des attentes prudentes, les Canadien·nes ont été plus nombreux à dépasser leur budget des Fêtes qu’à dépenser moins que prévu. 

    • 31% indiquent avoir dépensé plus que prévu durant la période des Fêtes ; 
    • 19% ont dépensé moins que prévu ; 
    • 39% estiment avoir respecté leur budget initial. 

Toutefois, la proportion de Canadien·nes ayant dépassé leur budget est en baisse par rapport à l’an dernier (34%), ce qui témoigne d’une plus grande prudence et d’une moindre propension à la surconsommation. Cette tendance suggère que les consommateur·ices canadiens tentent de mieux gérer leurs dépenses, même si la pression liée au coût de la vie complique l’exercice budgétaire. 

Envie d’analyses régionales? 

Des rapports détaillés par région sont également disponibles et permettent d’examiner plus finement la confiance économique et les intentions de dépenses selon les provinces. 

Méthodologie 

Ce sondage en ligne a été réalisé auprès de 2 622 Canadien·nes âgés de 18 ans et plus, du 9 au 12 janvier 2026. Les répondants ont été recrutés à partir du panel en ligne LEO. Les résultats ont été pondérés selon l’âge, le sexe, la région, la langue, le niveau de scolarité et la composition du ménage. 

Aucune marge d’erreur ne peut être associée à un échantillon non probabiliste. À titre indicatif, un échantillon probabiliste de cette taille comporterait une marge d’erreur de ± 1,9 point de pourcentage, 19 fois sur 20. 

Le plus récent sondage Léger révèle que le budget fédéral 2025 présenté par le gouvernement de Mark Carney reçoit un accueil mitigé de la part des Canadiens.

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